Sacrée Zsa-Zsa

Je peine à boucler les corrections de mon livre à cause de la quatrième de couverture où j’ai eu l’imprudence d’évoquer Zsa-Zsa Gabor. J’en parlais dans le premier chapitre de Los Angeles Café, car cette figure de la légende hollywoodienne n’était pas morte comme je le croyais, mais venait d’avoir un accident avec sa voiture décapotable sur Sunset Boulevard… On nageait dans le mythe…

Je sais maintenant que c’est son coiffeur qui conduisait et qu’elle lui a  demandé quelques jours après l’accident 105 millions de dollars de dommages et intérêts, car elle était dans un état désastreux. Les avocats californiens arrivent à faire parler les clients qui sont dans le coma !  Bref, elle s’en est sortie, une fois de plus car, depuis sa naissance en  1917 en Hongrie, elle avait eu bien des aventures. Il paraît qu’elle aurait perdu sa virginité avec Kemal Atatürk (déjà vieux)… à l’aube de sa carrière de grande séductrice et d’actrice moyenne.

Le premier de ses neuf maris était en tout cas un diplomate turc qu’il aurait pu  lui présenter, les suivants vont de l’inventeur de la poupée Barbie à celui du Hilton, en passant par le jeune premier et le prince allemand… Elle s’embrouillait elle-même et devint bigame car elle avait oublié de divorcer du septième avant de convoler avec le huitième sur un bateau au large des côtes américaines. Quelle distraite!  Bien-sûr, ils étaient tous riches, car Zsa- Zsa aimait la vie luxueuse et les bijoux. Si vous voulez enrichir votre vocabulaire, certains jaloux l’appelaient "the most expensive whore of Hollywood" . Pleine d’humour, elle avait coutume de dire:" Je suis une trés bonne "housekeeper" (employée de maison) je garde toujours la maison de mes ex-maris." En plus de ce bataillon de maris riches, elle avait un régiment d’amants célèbres… Treize amants officiels répertoriés de Frank Sinatra à Sean Connery en passant par John Kennedy et Richard Burton. Elle a réussi à tourner dans cinquante films quand même dont Moulin Rouge où elle jouait Jane Avril pour les cinéphiles, mais elle est surtout connue pour ses talents cachés et ses excentricités. Elle a giflé un flic de Beverly Hills qui osait lui demander ses papiers (qui n’étaient pas valables comme ceux de Swartzy qui a oublié de passer son permis moto). Le policier n’a pas été sensible à son charme et a dégoté en plus une bouteille de bourbon ouverte dans la décapotable….Très mauvais effet et prison immédiate !

Bref, elle devait être quand même assez sympa mais, là, elle me gêne car alors que j’écris dans "Los Angeles Café" qu’elle est toujours alerte, je viens d’apprendre  qu’elle a eu une crise cardiaque il y a trois jours, pour me casser les pieds, et qu’elle est entre la vie et la mort. Je ne sais pas si elle va avoir la délicatesse d’y rester jusqu’à la publication de mon livre ! Sinon, pour les relations publiques, j’ ai pensé à Ben Laden, vous avez vu comment il arrive toujours à faire passer ses cassettes en prime time et maintenant il parle de livres et booste les ventes…..

Eté Indien

Oui, oui, je sais , le blog était parti en vacances et c’est  la panique au Hameau Borloo (qui n’a même pas envoyé un accusé de réception pour le rapport superbe  que je lui ai fait parvenir…)

J’ai depuis mon denier blog, planté le traditionnel sapin au milieu de mon salon, couru dans tous les magasins parisiens à la recherche de cadeaux inattendus et d’autres espérés…. et bien sûr introuvables, caché lesdits cadeaux dans tous les coins de la maison, là où ils sont impossibles à retrouver après la messe de minuit, surtout avec un verre de champagne à la main, distribué ceux qui n’étaient pas trop bien dissimulés, après avoir récupéré le petit Jésus in extremis dans le buffet du salon…..J’ ai ouvert moi même beaucoup de paquets, et soupé en famille sur une table décorée "royalement" comme ils avaient dit aux Galeries Lafayette. Notre menu est toujours le même, car les enfants sont très attachés aux traditions surtout culinaires…Carpaccio de coquilles Saint- Jacques, homard grillé par les hommes de la maison et cerises chiliennes….Dès le lendemain, nous campions à Roissy, dans l’attente d’un avion incertain en partance pour l’océan Indien et l’été (33 degrés). L’été en hiver, c’est quand même le paradis absolu, surtout quand la mer est chaude et poissonneuse comme à l’île Maurice. Comme nous sommes très snobs, nous avons rendu visite, dans cette île de rêve, à nos voisins à Paris que nous ne voyons jamais par ailleurs, et à mon ex-voisine de Beverly Hills, madame Roxbury, qui habite maintenant là bas….Le réveillon du jour de l’an sur une plage blanche immaculée restera gravé dans mes souvenirs mais le retour fut rude. Outre le froid, toutes les corrections de mon livre m’attendaient devant l’arbre de Noël asséché et les papiers éparpillés….Tout cela pour vous dire que je bosse maintenant comme une petite fourmi laborieuse car je suis supposée terminer les ultimes corrections d’un "Los Angeles Café" qui finit par m’insupporter totalement et que je suis plongée dans la prise de Bagdad….

Vous avez dû voir ,dans la presse, que beaucoup de SDF ont été ramenés discrètement à Los Angeles car il y en a, parait-il, maintenant autour de 85 000…..plus que de Français donc….Il va falloir leur envoyer d’urgence des boîtes de petits pois….Je vous souhaite à tous une année 2006 douce et légère ! Comme bonne résolution, je vous propose de vous syndiquer sur ce blog afin d’être prévenus quand un nouveau texte est disponible !