On va en faire un plat !

                                  La créativité des Américains n’a pas de limites..Img_2939_2 Pour gérer le stress du à  l’absence des soldats "déployés" en Irak, la Garde nationale du Maine a trouvé la solution. Elle fournit gratuitement des "flat daddies"("papas plats"), qui sont des photos cartonnées grandeur nature à l’effigie du papa ou de la Maman partis au combat ! Pour des raisons pratiques sans doute, on a le droit qu’à la tète et au torse, ce qui à mon avis est assez sinistre. Mais cela ne semble pas pas gêner les familles qui trimbalent leurs papas en kit partout, au restaurant, au cinéma, au barbecue du voisin ou au mariage de la cousine. Je ne sais pas si le "papa plat" paye sa place de cinéma plein pot. Ces effigies permettent parait-il de "garder le contact avec le parent éloigné ". Assez pratique, le "papa plat" se range sans problème dans le coffre de la voiture près du panier pique-nique et on peut le poser sur la cheminée du living-room pour qu’il participe à la vie de la maisonnée. On recommande donc à toutes les unités de l’armée de prendre exemple sur la garde nationale qui n’hésite pas non plus à organiser des "parties " pour les familles de soldats où sont conviés les effigies culs- de- jatte cartonnées….Cela doit être d’une gaité folle ! Je ne sais pas si, à l’instar de nos petites poupées en carton à habiller d’autrefois , les papas plats ont plusieurs costumes. Par exemple un haut de pyjama pour le glisser dans le lit conjugal ou un costume chic pour le mariage de la cousine. Au départ, c’est une épouse de capitaine du Dakota du Nord qui a eu cette idée originale pour que sa fille reconnaisse facilement son Papa à la sortie de l’avion . Maintenant c’est un classique !

Vous pouvez également adapter le concept  pour les papas businessmen. Madame Campbell a fait cartonner sa fille  Jessica (24 ans) qui est sur le front irakien, elle peut ainsi l’installer à la table familiale tous les jours, l’emmèner partout et noter au dos de "Jessica plate" tous les endroits où s’est baladée la version en kit ! Elle aura peut-être un rapport à faire à la vraie.

Il me semble qu’on devrait envoyer fissa toute cette armée de soldats plats en Irak et rapatrier ceux qui combattent en chair et en os et risquent leur vraie peau. Cela éviterait qu’ils soient aplatis au sens propre du terme.

Cachez ce sein…..

La censure frappe mon blog car la photo de sein que j’avais sélectionnée refuse absolument de s’afficher.

J’ai peur que les américains ne se "talibanisent"mine de rien.  Le sein turbulent de Janet Jackson avait déjà traumatisé le pays pourtant roi du business du porno…Il est vrai qu’outre Atlantique jamais  aucune femme n’aurait l’idée de se mettre les seins à l’air sur une plage. C’est d’ailleurs probablement interdit comme les boissons alcoolisées et les cigarettes. Vous comprenez pourquoi les Américains adorent le club Med où les seins nus et les buffets sont à volonté. Il y a plus grave, les "talibans" du Dakota n’hésitent pas à tuer par balles les médecins pratiquant l’avortement et maintenant j’apprends qu’au Texas on vient de virer une institutrice qui avait emmené ses éléves dans un musée où il y avait des tableaux de femmes nues. Vous imaginez le scandale ! La direction de l’école proteste en disant que c’est parce-qu’elle n’était pas un bon prof mais tout le monde n’est pas de cet avis. Pam devrait faire une enquête. On connaît par ailleurs la grandeur d’esprit des Texans  qui non contents d’avoir exécuté en Septembre une femme probablement innocente s’apprêtent à exécuter  Scott Panetti, un schizophrène reconnu. On ne peut pas dire qu’il a été bien défendu  car on lui a permis d’assurer lui-meme sa défense…Il a donc tenu des propos incohérents déguisé en cow-boy (costume préféré de texans). Après cette parodie de justice , il attend livré à ses délires dans le couloir des condamnés à mort. On a du mal à imaginer que pendant ce temps là, à Lifou, en Nouvelle Calédonie, ma copine Fanny va soigner les schizophrènes chez eux, dans leurs huttes… Mais le cas de Scott ne choque pas grand monde, le vrai scandale c’est qu’on puisse gaver les oies pour faire du foie gras. Il n’y a pas à dire les défenseurs des droits des animaux sont plus actifs aux USA que ceux des droits de l’homme.

La preuve c’est que le produit qu’on injecte aux condamnés à mort est  interdit  pour les animaux …

Trop douloureux !

PS: Je ne sais pas qui souligne certains mots dans ma prose…En tous les cas ce n’est pas moi !

Alerte à Malibu

Copy_of_img_2857_2 Je n’arrive pas à insérer la magnifique photo que j’avais pour illustrer cette note, hélas ! Dés que j’arrive à joindre ma hot-line en l’occurrence Madame Vivendi, je vous la transmets ! (C’est fait)

J’ai le regret de vous annoncer qu’au large des célèbres plages de Malibu, le bel Océan Pacifique ne sent pas bon du tout et que les observateurs peuvent noter tout en joggant dés l’aube que flottent entre deux surfers des matières indéterminées mais fécales ( d’après le LA Times )..

Qui a donc foutu la merde dans ces lieux paradisiaques ? Les autorités de Los Angeles qui n’ont peur de rien ont donc décidé de se lancer dans une enquête serrée et odorante car évidemment les coupables ne se sont pas dénoncés. Ils vont procéder à des tests ADN pour déterminer si les échantillons  responsables viennent d’animaux ou d’hommes. Ensuite , ils vont procéder à des descentes dans toutes les toilettes des belles maisons du coin pour retrouver les intestins fautifs ( grâce aux tests) et par la meme occasion les fosses septiques inappropriées. On peut refuser cette inspection intime mais il faut alors s’acquitter d’une amende de 10.000 dollars par jour. Meme tarif pour ceux qui devront changer de système d’évacuation. Ils ont intérêt à faire accélérer les travaux ! On soupçonne particulièrement les habitants du village de motor-homes de Paradise Cove , un endroit que j’adore, de ne pas être bien clairs coté chiotes…… Cet examen des selles des riverains risque d’etre aussi folklorique qu’onéreux je vous ferai part de la suite des événements. Une question me perturbe, Bushy le Pieux a lui aussi foutu sa merde et sans test ADN, il est facile à identifier ….A quand l’amende ?

Sur la photo Le Moon Shadows, restaurant-lounge à Malibu, typique de l’architecture des maisons de la Malibu Colony. Un de mes endroits préférés sur le Pacifique…

Lachez nous le string !

Image002_1 Bonne nouvelle, j’ai lu dans Marie-Claire que le string était "out",  finie la ficelle qui rentre dans les fesses, fini le mini triangle qui sort du jean taille basse des ados rondouillardes ou anorexiques, finie l’expression élégante de ma fille aînée : " T’es tendue comme un string !" J’ai repensé avec émotion à ma course folle à travers Los Angeles pour faire broder sur un string noir "I love Histoire-Géo", cadeau de la classe de 4ème, destiné à Mme Reine, professeur du Lycée Français qui partait enseigner au Salvador. Cette idée originale avait bien sur été donnée par ma charmante petite fille, née sous l’ére du string. Celle ci a du renoncer à ce type de "souvenir"en entrant à Franklin. Autres pays, autres moeurs !

A propos de moeurs, il semblerait que les e-mails coquins de Mark Foley, membre républicain du congrés, aux assistants parlementaires , bien-nommés "les pages", étaient connus par des collègues de son parti depuis longtemps. Mais à l’époque, les républicains préféraient s’occuper de supprimer les french-fries du menu du restaurant du Congrés. Maintenant ces e-mails de travail sans doute où Foley demande à de jeunes stagiaires : "Quelle est la taille de ton pénis ?", font scandale.

Décidément, les stagiaires dans le monde politique américain font l’objet de d’examens approfondis. Pour éviter des infiltrations terroristes sans doute…..L’important reste qu’il n’y ait pas pénétration !

Ma soeur Françoise

Ma sœur Françoise est morte le dimanche  6 août dernier. Elle aurait aimé peut-être mourir un dimanche, mais elle aurait détesté mourir  au mois d’août. Il y a eu une annonce dans le Monde

Elle a du bien rire en se demandant qui pouvait bien lire le "Monde " au mois d’août (à part son mari).

Ma sœur Françoise a été enterrée le jeudi suivant. Elle aurait détesté être enterrée au coeur de l’été.. Heureusement il ne faisait pas aussi beau ni aussi chaud qu’à l’habitude en Sologne au mois d’août. Nous avons tant pleuré qu’il a fini par pleuvoir, elle aurait préféré. On a du creuser l’emplacement qu’elle avait choisi au cimetière et sur lequel elle avait dansé. On a retiré la pancarte « concession réservée », je l’ai gardée et plantée pas trop loin pour moi, un jour.

Elle aurait aimé que le remplaçant du  curé qui était en vacances en Afrique, l’appelle Madame Françoise comme si elle avait été tenancière d’une maison close.  Elle aurait aimé que nous soyons si bronzés. Mais, franchement elle aurait détesté mourir. Surtout  si vite, avant l’heure, sans fêter avec ses sœurs son dernier anniversaire. En plus, on s’était dit que l’on se donnerait des codes au cas où on pourrait, une fois partis, correspondre avec les vivants.On avait déjà loupé le coche avec les parents et là on n’ a même pas eu le temps.

Ma sœur Françoise était déjà grande quand je suis née et elle m’a toujours étonnée..

Quand j’ai eu 9 ans, elle en avait 22,  elle a expliqué à mes parents qu’elle était invitée en Nouvelle Calédonie et qu’elle allait en profiter pour faire le tour du monde !  A l’époque, c’était à peu prés l’équivalent que de partir dans l’espace. Mes parents lui ont fait remarquer qu’il fallait pour cela gagner de l’argent, elle a donc le soir même installé dans l’entrée une tirelire pour les mécènes de passage, et s’est mise à la peinture pour  exposer ses oeuvres dans le couloir. Quelques invités touchés par sa bonne volonté plus que par son talent lui achetèrent pour quelques francs ses œuvres mais comme il était clair que c’était insuffisant pour ses grands projets, elle trouva un job au ministère des rapatriés où les gratte-papiers la trouvèrent trop rapide…. Cela la fit beaucoup rire car elle-même étant assez lente, elle nous disait toujours qu’elle comprenait  pourquoi les rapatriés avaient tant à attendre leurs dossiers. Au bout d’un an, elle avait gagné l’argent nécessaire pour embarquer sur un cargo mixte en partance pour Tahiti et la Nouvelle Calédonie via le canal de Panama, avec un retour par Adélaïde, Bombay et Port Said…tous ces noms de ports lointains me faisaient rêver. Ma grand- mère s’en mêla et fit remarquer que Françoise étant très distraite et se perdant au changement de métro à Franklin Roosevelt, on ne la reverrait jamais ! De  toutes les façons une jeune fille de bonne famille ne partait pas au bout du monde sans chaperon, entourée par ailleurs de matelots ivres qui allaient soit la violer soit la laisser à une escale et qui sait la vendre. Ma sœur Françoise partit pourtant et je l’accompagnai à Marseille avec ma maman, sans doute un peu anxieuse…. Je me souviens très bien de notre visite à Notre Dame de La Garde qui était censée protéger ma grande sœur pendant cette longue année de voyages. Je  portai ce jour une petite jupe écossaise, qui je le pensai faisait étudiante  et des chaussettes blanches et j’ai prié de toutes mes forces. Quand son énorme bateau, le Tahitien, quitta le port de Marseille et que je ne vis plus qu’un bras qui s’agitait sur le pont  tandis que les sirènes chantaient le départ …TUT TUT …Je compris que ma sœur Françoise  était une vraie aventurière comme dans les films et qu’elle allait sans doute rencontrer le beau capitaine Troy dont les péripéties dans le Pacifique fascinaient les jeunes téléspectateurs….

"Voyages …Voyages…Au bout de l’Océan…."

Mourir , c’est partir beaucoup …