99% ou les indignés de wall street

Cet été,  quand nous étions aux USA, nous bien vu que quelque chose ne collait plus du tout dans le pays : Les spéculateurs continuaient de spéculer et de s’enrichir sans cesse en pariant contre leur propre économie, le tout en payant un minimum d’impôts. Warren  Buffet trouvait déjà que le système fiscal était injuste et favorisait outrageusement les très riches. Les retraités vivaient dans le stress les yeux rivés sur le CAC 40, ou cherchaient un petit job, les jeunes bricolaient  plutôt que de construire, le lobby (entre autres) des républicains était d’une puissance diabolique.. Obama semblait  ligoté etc…

A vrai dire , on s’est dit qu’on était pas trop mal lôtis en France.

Donc je comprends, qu’à l’exemple d’autres indignés, l’américain moyen aille retrouver les copains altermondialistes pour protester contre le système fou de Wall Street et occuper  le parc Zucotti. Il y a une bonne ambiance là-bas, d’ailleurs, j’imagine qu’ils commençent les décorations d’Halloween. “Si j’avais pas tant de travail, j’irais avec eux “m’a dit  mon beau-frére, qui fait des toits dans les Hamptons pour les ultra riches, comme ils disent, . Pourtant lui a échappé à la crise…comme ses clients.

Le pays appartient au monde de l’argent, le fameux 1% qui détient tout face aux 99% qui commençent à protester sérieusement de Los Angeles à Chicago en passant par le Colorado.  A New-York, les cantinières appellent au secours, elles servent de plus en plus de repas chaque jour, et puis il faire très froid cet hiver…On compte sur Mickaël Moore qui va peut-être louer un immeuble pour loger cette foule hétéroclite. A LA, c’est plus facile de camper car le climat est clément. Alors ils sont assez nombreux devant l’hôtel de ville. Le mouvement est également très suivi par les SDF aussi qui ont trouvé là un moyen de ne pas se faire virer à l’aube tous les matins par la police comme d’habitude.

 

Le début de l’ère de la pomme

Mon mari était étudiant à Stanford et nous habitions sur le campus de l’Université quand le premier Mac fut présenté en Californie.

On  annonça alors qu’une centaine d’étudiants   seraient tirés au sort pour en acheter un à un prix défiant toute concurrence….pour l’essayer !  C’est bien la première fois qu’on a gagné à la loterie!  Nous avons donc fait partie du lot de ces privilégiés chanceux et nous eûmes  droit à un Mac de la première génération…avec ses disquettes et déjà la pomme en logo. A l’époque, le premier né du garage de la Silicone Valley nous avait  semblé extraordinaire ! Il était petit, carré, marron mais déjà assez intelligent.

Les étudiants voisins, très jaloux, venaient nous rendre visite pour voir de près cet étrange et nouvel ordinateur que avons toujours gardé en souvenir. Il doit se trouver maintenant dans mon grenier à la campagne.

C’est sans doute devenu une pièce historique ! A l’époque, la jeune société ne manquait pas d’humour et quand elle voulait embaucher quelqu’un qui lui plaisait, lui faisait livrer une cagette de pommes tous les matins devant sa porte.  Cela arriva à un de nos amis de la Business school, qui fit ainsi partie du premier cercle d’Apple et au vue de la carrière qu’il a menée depuis, je pense qu’il n’a jamais regretté d’avoir accepté les pommes d’Apple.