J’étais ravie d’être invitée avec ma copine Madame Dreamworks que j’ai connu à LA, à l’inauguration de l’exposition sur Los Angeles au centre Beaubourg hier au soir….On avait rendez-vous sous le gros pot de fleurs qui était bien arrosé par des trombes de pluie. Las, las des milliers de privilégiés semblaient avoir été invités aussi et attendaient en masse. La queue était pire que celle chapelle Sixtine au moins trois heures dans le froid et bien disciplinée car il y avait la toute la communauté américaine à Paris à mon avis. Nous avons donc tenté de rentrer par toutes les portes de derrière réservée au personnel avec une autre copine qui travaille au centre et qui possède un badge magique. Las, las la sécurité avait prévu le coup et nous fûmes renvoyées avec nos parapluies ruisselants. Trempées, nous avons gagné le café en face ou s’étaient rassemblés tous ceux qui avaient renoncé à faire la queue qui n’en finissait pas de grandir. Deux heures plus tard, on pouvait rentrer dans le centre mais à l’intérieur la même queue immuable attendait mais sans parapluie. Impossible de monter ….Notre guide maison nous a donc fait visiter tous les bas-fonds interdits de Beaubourg à la recherche d’un ascenseur interdit au public et non bloqué par la sécurité….Rien à faire, il était bien tard et la situation tournait au gag. Alors que proches de la pneumonie, nous étions prêtes à renoncer à l’art californien quand nous avons rencontré dans les sous sols glauques, un petit groupe louche qui suivait un agent de sécurité à l’air conspirateur. Opération underground, nous avons infiltré aussitôt ces visiteurs des zones interdites et grâce à cette ruse nous nous sommes retrouvés à l’intérieur du monte charge immense destiné aux oeuvres d’art massives et en route pour le sixième étage …Arrivée des moins discrètes au milieu des plateaux des petits fours du traiteur branché qui régalait un cocktail d’happy fews et d’artistes américains. Ambiance surréaliste des années 70 au sommet de Beaubourg ; cheveux longs et idées compliquées, petits marquis et bas résilles, rastas et cravates à pois, transparences et indécences …..Bref un bain d’intelligenzia délirante…J’ai mieux compris quand j’ai vu l’expo à où de vieilles bouteilles de ketchup côtoyaient des présentations de happening et des vidéos de poils pubiens animés entre deux éclairages déclinés en oeuvres d’art… Le clou de l’ensemble était à mon avis un poulet rôti en plastique soigneusement posé dans un luxueux petit cercueil de velours .
Les artistes sont visionnaires, la mort du poulet annonçait sans doute la grippe aviaire avec vingt ans d’avance !
On peut pas dire que tu nous donnes envie d’y aller ! Mais je te reconnais bien là, à ta façon de tout positiver…
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Vas-y mais avec des bonnes chaussures et offre toi le walk-man avec les explications ..
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