J’ai passé l’été aux Etats-unis.
Je n’y avais pas séjourné depuis la crise et j’avais oublié combien tout y est surdimensionné ; Les bouteilles de lait de plusieurs gallons ( car évidemment ils en sont toujours à des mesures uniques au pays ) ; les boites de céréales qui semblent être conçues pour des collectivités d’ogres ; les barils de lessive et d’adoucissant , impossibles à soulever .
On se croirait chez Métro dans la moindre supérette. Faire une lessive demande autant d’efforts qu’un cours de gym. Ils achètent en gros aussi car ils peuvent ranger leurs courses dans leurs grandes voitures et leurs immenses frigos. C’est le pays de Gulliver. A la sortie, les gens aussi sont gros, du moins sur la cote Est .
J’avais également oublié à quel point un pourcentage important de la population était obèse…on comprend que Michelle Obama, fasse campagne pour une alimentation équilibrée en cultivant des salades dans les jardins de la Maison Blanche.
Je vous rassure tout de suite , il y a encore aussi des très gros riches , les”ultra riches” (comme on les appelle) de plus en plus riches ; j’ai nommé “les spéculateurs” qui se portent fort comme des charmes et surfent allègrement sur la crise.
On n’était pas censés les avoir régulés ceux-là ? Ils continuent pourtant de passer les week-ends dans leurs énormes maisons des Hamptons, où ils doivent inviter un minimum de 50 personnes s’ils ne veulent pas se sentir seuls, servis par des bataillons de mexicains ..Tout cela, car ils continuent de gagner en quelques clics, des millions sur la dette grecque ou l’abaissement de la note d’évaluation de leur propre pays. L’américain moyen lui ne peut plus payer les remboursements de sa maison.
Cette année il y a eu 20% d’avions privés en plus à l’aéroport d’Easthampton qui dessert ce coin chic et cher de Long Island , près de New-York. Evidemment, chez ces gens là, on ne prend pas le bus ni la Bentley…
Alors, c’est quand la régulation de la spéculation, peu imposée de qui plus est ?
Warren Buffet, lui même, ne comprend pas pourquoi, il paye moins d’impôts que ses collaborateurs beaucoup moins riches. Cela doit créer des tensions au bureau !
(suite au prochain numéro)