Category: carnet de bord
Blog café: le retour
J’ai décidé de me remettre à bloguer à la demande de quelques lecteurs fidèles et surtout car j’ai lu dans le Nouvel Obs un article sur “ces blogueuses qui font l@ mode” et qui sont très sollicitées. On peut toujours rêver et je n’ai pas l’intention de vous parler chiffons et low-boots mais plutôt du reste, des turpitudes de la vie parisienne, ou californienne….ou alors comme il faut faire court ( ce que je ne sais pas faire) me contenterai-je de billets d’humeur plus réguliers…
Aujourd’hui, en route pour le club de gym qui fait mes délices non pas pour la gym assez chiante mais pour le vestiaire des dames. Je reste sidérée de l’organisation de ces femmes qui vont parfois tous les jours suer en musique pour être en forme et belles à croquer. D’abord, c’est fascinant tous ces corps différents : il y a des rondes et des sylphides, des vieilles et des très jeunes, des toujours bronzées et des livides, des classiques et des sexy, avec des seins de toutes les formes , des fesses variées à souhait et curieusement toutes ces femmes nues forment un bel ensemble malgré les cicatrices diverses de la vie ….On se croirait au Bains de Budapest. Elles arrivent en costumes de business-women ou de mères de famille désinvoltes, ou encore d’étudiantes fringantes et puis la nudité les assemble en une assemblée émouvante et somme toute rassurante. Bon, je passe sur les invraisemblables sous-vêtements de certaines , les strings rouges arachnéens qui sont la grande spécialité des plus âgées. A noter quand même, l’ensemble violet est tendance également ainsi que les bas qui tiennent tous seuls. Chez moi cela n’a jamais marché, il faudra que je demande la marque…Ma copine et moi même, on fait un peu figure de ringardes. Il va falloir qu’on fasse une descente chez Victoria Secret à New-York vu le taux du dollar ! A noter également , les poils ne sont pas très trendy, ils ont taillés au cordeau en “tickets de métro” ( c’est parait-il l’appellation contrôlée) ou en lame de couteau (appellation maison)! Bonjour l’entretien !
Aprés le sport, chacune sort de sa trousse tout le kit de la femme parfaite / lait hydratant pour s’enduire généreusement les formes, eau minérale mélangée avec un draineur (à déconseiller pour le goût), crème de visage, crème de soin pour les pieds , trousse de maquillage, brosse à brushing qui brushe , jamais rien ne manque, sauf dans mon sac de sports. Il y a une ou deux exhibitionnistes qui réalisent l’ensemble de toutes ces opérations de haute précision en tenue d’Eve devant la glace. C’est assez champêtre ! J’ai remarqué que c’était souvent celles qui s’étaient fait refaire les seins. (Cà se voit , il n’y a que les mecs pour ne pas s’en apercevoir). Il faut bien amortir les frais.
Nous, ma copine et moi, on ne prend qu’un cours d’aquagym (deux fois par semaine quand même) c’est plus cool et après on va déjeuner pour se remettre de l’effort et parce-qu’on a faim.. Mais nous sommes presque les seules, les autres enchaînent sur abdos-fessiers , le biking, la marche forcée sur tapis fou, le Slim, la cardio, ou autres réjouissances… elles enfilent alors une autre tenue moulante et repartent gaillardes au combat anti-graisse, parfois après un petit tour au hammam où on étouffe en compagnie. Voilà le travail ! Pour le cours d’aquagym, certaines “clubbeuses” mal embouchées, ont trouvé justement qu’on ne travaillait pas assez avec le GO; elles ont porté plainte, menacé de s’inscrire dans un autre club, convoqué le directeur etc…nous, ma copine et moi, nous étions très contentes des cours… Cette chronique est sponsorisée par bouger.com
A vos souhaits !
A cause de mes mauvaises résolutions sans doute, je n’ai envoyé que très peu de voeux. En fait j’ai répondu à certains. Il faut dire que quelqu’un m’a dit il y a déjà quelques années que les voeux écrits étaient devenus ringards , cela m’a bien soulagée. Il n’y avait plus qu’à répondre aux américains inconditionnels incontestés de la carte de voeux.
Cette année, il est clair que la tendance était aux voeux “smsés” qui ont voletés par millions la nuit du réveillon.
Le problème pour moi est que je n’enregistre pas tous les noms dans mon portable, donc je n’ai pas identifié tous les envoyeurs. Ceux qui me connaissent bien ont d’ailleurs toujours signé. Evidemment, j’avais oublié également mon télephone à Paris et je l’ai vraiment regretté carj’aurais aimé recevoir tous ces petits souhaits gentils la longue nuit du 31 au premier en regardant l’Etna enneigée et la superbe baie de Catane, entre deux rocks avec les beaux siciliens. Les voeux amusants par courriel arrivent en deuxième catégorie et sont moins prisés que l’année dernière, mais la créativité s’est développée. Je donnerais le prix dans cette catégorie à MCB qui danse avec une pêche d’enfer et un visage sérieux comme tout. Restent les rares amis extrêmement bien organisés qui envoient des photos des enfants. C’est sympa car on peut voir les familles évoluer à distance. Cette année à Noël, nous avons pris une photo à cet effet, mais nous étions tellement laids que nous avons renoncé à la diffuser. Par contre, nous avons reçus des photos de nos amis américains par famille entières, avec le chien qui transmettait également ses voeux. Même parfois une photo du chien seul (merci Pam). Cela ne m’a guère étonnée. J’avais déjà constaté qu’en Californie les chiens savaient lire. Ils ont même des petites pancartes en forme d’os à la hauteur de leurs yeux pour leur faciliter la tâche. Exemple devant la pâtisserie-salon de thé pour chiens de Century City :”Happy hour 4-6pm”. On arrête pas le progrès ! A San Diego, les chercheurs ont même mis au point une espèce de chat pour les personnes allergiques aux poils de nos petits félins.
Puisse l’année 2007 vous apporter à tous, paix, santé, et petits bonheurs quotidiens car les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Desolate days
Le mois de Novembre a été malheureusement pour les miens à la hauteur de sa mauvaise réputation. Sorcières et citrouilles n’auront pas conjuré le sort cette année et notre gentil compagnon
des fêtes passées nous a quittés à son tour et vraiment très tôt pour, je l’espère, de plus beaux champs de blé.
Un ange est donc passé sur Blogcafé…
Les croix et la bannière
119 morts par jour en Irak… La situation ne s’arrange guère
Je vous propose un petit retour en arrière en raison de toute sortes de perturbations dans ce blogcafé,,,
Los Angeles, le dimanche 7 novembre 2004
Le temps est redevenu gris. Ce matin à l’aube comme tous les dimanches, les « Veterans for peace », sont venus planter mille croix de bois, le long du pier, sur la plage de Santa Monica,Il fait encore un peu froid, et je frissonne en descendant l’escalier menant à ce cimetière hebdomadaire qui mange un grand bout de sable.. Les croix sont bien alignées et comme dans les vrais cimetières américains. Une pancarte soignée indique « Arlington West – Santa Monica Beach »Mille morts, mille croix, est un critère maintenant dépassé, car comme l’indiquent les panneaux il y aujourd’hui précisement 1128 morts et 8287 blessés. Les morts irakiens n’ont pas de croix mais celles-ci rempliraient toute la plage, précise-t-on en anglais et en espagnol. Le problème, c’est que la municipalité de Santa Monica est accommodante mais ne tolère que de prêter l’espace pour mille croix. C’est vrai, sur une belle plage comme celle-là, le dimanche, cela fait désordre toutes ces croix entre la fête foraine et la longue étendue de sable fin où se pressent baigneurs et surfeurs. Cela rapproche d’un coup le paradis de l’enfer. Alors pour les morts, on s’est accommodé ; les croix bleues sont les morts de la semaine, les croix rouges symbolisent dix morts d’un coup. L’ensemble commence à ressembler à une gigantesque bannière. Devant ce drôle de cimetière, il y a un grand cercueil recouvert du drapeau américain, et d’un casque. Au premier plan est posée une paire de godillots de l’armée. Entre mer et croix, passe parfois un “quatre-quatre” des life-guards, avec sa planche de surf. L’effet est saisissant comme cette eau toujours froide, même sous le soleil. Un jeune « marine » en grand uniforme se recueille devant une de ces fausses sépultures anonymes, après y avoir déposé une fleur. Un autre lit consciencieusement les listes datées des soldats tombés là-bas, si loin, et part lui aussi prier devant une autre croix. Il doit avoir retrouvé encore un copain. Assise sur l’escalier, j’observe le manége de ces deux soldats là qui sont revenus entiers et qui repartiront peut-être. Je finis par aller chercher, moi aussi, une de ces fleurs mises à la disposition des passants. On peut fixer également un petit mot avec deux élastiques. Je choisis de déposer un lys blanc devant une croix, bien au milieu de cette forêt, plantée pour la journée.Dans une petite guérite, les anciens combattants racontent leurs guerres et leur combat pour la paix en vendant des Tee-shirt pour porter ses croix sur le dos, des DVD des plages californiennes qui organisent la même mise en scène dominicale, et des enregistrements sur la façon très spéciale de couvrir la guerre de la Fox Channel. Ces vétérans sont plutôt jeunes : ceux du Vietnam ont tous une queue de cheval et le regard ailleurs. Leur âme est restée là-bas dans un village brûlé ou une rizière dévastée. Ceux de la guerre du Golfe font figure d’hommes d’affaires à coté. Un prof de Berkeley me dit qu’il vient juste pour aider, mais qu’il a échappé à la guerre. Jeff, lui en a vécu trois :Il est très costaud, et m’explique avec un sourire à la John Wayne combien il est important de voyager à l’étranger avec ses enfants, si on veut vraiment la paix. . Tout le monde discute tandis que continue la ronde des deux marines, avec leurs fleurs, autour des croix. « C’est le premier dimanche après les élections, Bush ne nous a pas fait virer, de toutes les façons, on est sous la protection de la ville de Santa Monica » me précise Rick, responsable de la section de San Diego en visite. Il a l’allure d’un Hell’s angel déprimé, l’œil trop délavé comme son jeans , ses cheveux très longs et gris sont coiffés de la casquette « veterans for peace ». Ses médailles gagnées au Vietnam sont soigneusement épinglées sur son blouson de cuir éraflé. Les vétérans ne roulent pas sur l’or noir. Restent les décorations et les cicatrices. Il repart pensif dans son fief, en marchant comme un pauvre cow-boy solitaire, dans ses boots fatiguées, sans se retourner. Unlucky Lucke !D’immenses drapeaux américains claquent au vent frais du matin.Le Pacifique roule des vagues grises. Un jour peut-être il se réveillera, quand viendra le fameux « big one » qui fera même trembler la mer. Dans un mois, dans vingt ans, dans cent ans….Mais demain, c’est sûr, il fera beau. Les croix de bois auront disparues.Le ciel dégagé sera de nouveau transparent comme un cristal inconnu.
Ras le Blog
Je sais, je sais… "Le Blog Café" est resté fermé tout l’été et puis à la rentrée il n’a a pas ouvert ses portes tout de suite car il devait avoir besoin de quelques travaux…c’est dur de rentrer de nouveau dans la blogosphére de plus en plus dense, il va bientôt y avoir autant de blogs que d’habitants dans notre doux pays de France car on connaît le goût des Français disent les Anglais pour l’introspection. J’ai l’impression de rentrer dans une queue pour sauter à la corde avec une corde qui va de plus en plus vite. L’ére des cordes à sauter dans les cours de récréation fut pour moi un cauchemar ! Heureusement certains d’entre vous ont continué la conversation sans moi …Merci à eux et que Pam de New-York nous revienne vite !
L’actualité ne m’emballe pas et je ne me sens pas de continuer ce blog sans vous parler de ma soeur Françoise qui a discrètement quitté notre monde de plus en plus fou au mois d’août (voir la prochaine note)
Princesses métropolitaines
Hier après-midi, en traversant Paris en métro pour me rendre à ma séance de signature chez Rose-Thé avec Gaetan Brizzi ( Merci à ceux qui se sont déplacés, c’était très sympa et arrosé de chardonnay californien), j’étais assise à coté de deux jeunes princesses de 18 ans à peu prés…La première portait une longue robe de dentelle noire, décolletée et pourvue d’un noeud à la naissance de ses seins d’albâtre, d’immenses boucles d’oreille en plume et des ongles noirs comme ses cheveux, elle aurait pu sans problème postuler comme demoiselle d’honneur pour la Marquise de Montespan, sans son sac d’école, noir aussi. Sa copine elle, aurait pu régner sur une tribu du désert avec sa robe longue et ses nombreuses superpositions de jupes et de tops couleur sable….tresse ethnique dans les cheveux , et maquillage de star , elle avait accroché à ma grande stupeur sur sa gibecière deux masques de chirurgien pour éviter la contamination des gueux sans doute… Elles discutaient d’un grave problème…. Elles avaient peur d’aller l’année prochaine à la fac car on y connaissait, parait-il, une immense solitude et qu’on ne pouvait s’y faire des amis comme au lycée. Une de leurs amies y avait complètement dépéri car les étudiants étaient tous "capitalistes" et que leur copine anti-capitaliste était pour Arlette Laguillier et bien qu’étant très sociable, elle se sentait isolée… Il fallait reconnaître que cette jeune étudiante avait " bien évolué", elle avait commencé par devenir végétarienne, puis avait renoncé à s’épiler…. ensuite elle avait jeté ses soutien-gorges H&M aux orties et, pour tout dire, était arrivée au point où elle ne mettait MEME PLUS DE CULOTTE, expliqua l’une des princesse en pouffant . A ce point de la conversation, le monsieur digne qui lisait le Monde, s’est arrété interloqué au milieu de l’affaire Clearstream, qui n’est pas claire. Mon autre voisine et moi-meme avons piqué un fou rire,… à la stupéfaction des donzelles, qui ont dit haut et fort que dans le métro, "on ne devait pas être joyeux", puis elles ont enchaîné sur les dures méthodes d’épilation qu’elles employaient…. "L’appareil de Maman était trop douloureux , la crème inefficace…" , finalement la copine étudiante avait peut-être raison.
A Bonne Nouvelle, est entrée la reine de Saba en personne,mais elle était habillée normalement, en jupe en jean. Elle a sorti son téléphone portable pour prévenir son chambellan sans doute, qu’elle était à Bonne Nouvelle… A Bastille, les deux princesses sont descendues, comme il est normal pour de futures sans culottes !
PS: L’accent circonflexe est en gréve et n’assure qu’un service minimum !
La loi du marché
Voilà un sujet qui va réconcilier les lecteurs, les Américains et les Français, les cépéistes et anti cépéistes, les anarchistes et les royalistes etc….Je crois que c’est ce qui m’a le plus manqué en Californie, pourtant connue pour ses Farmer’s Markets ( voir description dans le prochain blog) : Mon marché ( car le marché est très personnel) avec mon poissonnier, mon boucher, mon volailler etc… Ma mère partait déjà le samedi matin faire "son marché". C’était celui de l’avenue du Pdt Wilson qui est l’un des plus beaux de la capitale. Le mien est le marché d’Auteuil où je commence toujours par "mon"poissonnier qui est un petit blond et qui plaisante volontiers sur sa belle mère. Il a un diamant dans l’oreille et le verbe haut, il m’offre des bouquets de persil en riant , me fait des prix sur les petits restes de langoustines et me signale que les oursins ont baissé car il sait que mon grand mari aime cà. Il est aidé par deux blondes platinées et un agriculteur qui met du beurre dans ses épinards en écaillant des énormes cabillauds le week-end et puis "cà lui fait voir du beau monde." Les volaillers sont de grands copains, spécialisés aussi dans le gibier, ils s’inquiètent un peu pour leurs canards sauvages dont nous sommes friands et trouvent à la saison de la grouse chassée en Ecosse et encore remplie de bruyère fleurie. Madame Graousse comme je l’appelle en référence à sa prononciation de la langue de Shakespeare, me salue toujours joyeusement ; "Voilà ma copine , toujours avec un bel homme différent ! Et Monsieur il aime bien les belles poules ….." Les fromagers sont toute une famille de normands blonds au yeux bleus et nous régalent de morceaux de Comté fruité en fin de marché pour nous éviter de tomber d’inanition. Mais la vedette du marché est sans contexte mon beau boucher qui a un grave problème ….Il a trop de cash et doit partir sans cesse en vacances pour le dépenser…il donne des conseils de villégiature à tous ses clients et tance le bourgeois…." Je pars trois mois en Afrique du Sud , mais si ma petite dame quand on a du fric on peut ….je vais améliorer mon handicap au golf !!!" Alors, patron je te fais un rôti tendre comme la cuisse d’une jeune fille" " Non, ma petite dame "la poire" c’est juste pour les clients qui font pas la tronche….non, mais dis on va pas se laisser emmerder par un manteau de vison…" Mon boucher est mon copain , poète à se heures mais comme les autres il s’inquiète ; "Le business est solide mais la couille c’est les gamins , ils veulent pas reprendre….c’est trop dur de se lever le matin ! Pourtant le marché est là et les clients aussi…. Y a la concurrence au marché mais le meilleur rapport prix s’instaure vite et les clients sont pas tous des cons !" Comme disait ma soeur, "C’est simple mon boucher au marché, tu le trouveras facilement, c’est celui qui a la plus longue queue !!!!"
Détours à Beaubourg
J’étais ravie d’être invitée avec ma copine Madame Dreamworks que j’ai connu à LA, à l’inauguration de l’exposition sur Los Angeles au centre Beaubourg hier au soir….On avait rendez-vous sous le gros pot de fleurs qui était bien arrosé par des trombes de pluie. Las, las des milliers de privilégiés semblaient avoir été invités aussi et attendaient en masse. La queue était pire que celle chapelle Sixtine au moins trois heures dans le froid et bien disciplinée car il y avait la toute la communauté américaine à Paris à mon avis. Nous avons donc tenté de rentrer par toutes les portes de derrière réservée au personnel avec une autre copine qui travaille au centre et qui possède un badge magique. Las, las la sécurité avait prévu le coup et nous fûmes renvoyées avec nos parapluies ruisselants. Trempées, nous avons gagné le café en face ou s’étaient rassemblés tous ceux qui avaient renoncé à faire la queue qui n’en finissait pas de grandir. Deux heures plus tard, on pouvait rentrer dans le centre mais à l’intérieur la même queue immuable attendait mais sans parapluie. Impossible de monter ….Notre guide maison nous a donc fait visiter tous les bas-fonds interdits de Beaubourg à la recherche d’un ascenseur interdit au public et non bloqué par la sécurité….Rien à faire, il était bien tard et la situation tournait au gag. Alors que proches de la pneumonie, nous étions prêtes à renoncer à l’art californien quand nous avons rencontré dans les sous sols glauques, un petit groupe louche qui suivait un agent de sécurité à l’air conspirateur. Opération underground, nous avons infiltré aussitôt ces visiteurs des zones interdites et grâce à cette ruse nous nous sommes retrouvés à l’intérieur du monte charge immense destiné aux oeuvres d’art massives et en route pour le sixième étage …Arrivée des moins discrètes au milieu des plateaux des petits fours du traiteur branché qui régalait un cocktail d’happy fews et d’artistes américains. Ambiance surréaliste des années 70 au sommet de Beaubourg ; cheveux longs et idées compliquées, petits marquis et bas résilles, rastas et cravates à pois, transparences et indécences …..Bref un bain d’intelligenzia délirante…J’ai mieux compris quand j’ai vu l’expo à où de vieilles bouteilles de ketchup côtoyaient des présentations de happening et des vidéos de poils pubiens animés entre deux éclairages déclinés en oeuvres d’art… Le clou de l’ensemble était à mon avis un poulet rôti en plastique soigneusement posé dans un luxueux petit cercueil de velours .
Les artistes sont visionnaires, la mort du poulet annonçait sans doute la grippe aviaire avec vingt ans d’avance !
Monde de sauvages
C’est fou ce que le temps passe vite, j’avais commencé un petit blog de derrière les fagots, j’ai été interrompue par une autre série de corrections et il est resté à l’état de brouillon… Bon je finis quand même….
Premier conseil, tâchez d’éviter Orly un jour de grève sauvage….les aiguilleurs du ciel aiguillent chez eux, les compagnies aériennes, elles, deviennent sauvages et les passagers qui campent deviennent fous….Pour ma part, après avoir passé une journée délicieuse à Orly, j’ai dû le lendemain partir pour une autre destination assez éloignée de celle pour laquelle j’avais payé, et traverser l’Espagne en voiture louée pour ne pas perdre aussi ma deuxième nuit d’hôtel prépayée. Personne n’est évidemment responsable car c’est la faute aux grévistes (sept personnes qui ont bloqué 360 avions de vacanciers et qui ont un job sans problème)!!!! Pas d’autre solution que de se démerder en payant plus pour ne pas perdre plus malgré la plaquette européenne des droits du voyageur. Soyons clairs, les voyageurs n’ont que le droit de de fermer leur gueule ;"Z’avez qu’a prendre un avocat" nous a hurlé l’hôtesse espagnole d’Air Europa, compagnie que je ne vous recommande pas. Heureusement à Séville où nous sommes finalement arrivés, exténués, les orangers étaient couverts d’oranges…
Deuxième conseil, évitez d’aller à la chasse avec Dick-Duck Cheney, qui prend les avocats pour des petites cailles. Je reste un peu surprise qu’un avocat de 78 ans vole comme un petit oiseau même s’ il faisait partie de l’équipe des faucons. Pas étonnant que le vice président ait pu voir aussi des armes de mass destruction en Irak … Et puis il aime bien tirer, quand on fait des gros investissements ça détend, jusqu’à 70 faisans de suite, il paraît.
Ensuite comme on constate que quelques caricatures moyennes peuvent rendre sauvage la moité du monde, évitez le tee-shirt assorti si vous êtes ministre et que vous voulez garder votre poste.
Enfin comme nos beaux canards et nos cygnes sauvages transportent allégrement la grippe aviaire sans qu’aucun aiguilleur du ciel ne puisse suspendre leur vol, évitez la lecture du journal. On peut peut-être envoyer Cheney pour leur tirer dessus au fur et à mesure !
Bon, la seule bonne nouvelle de ces jours gris, c’est que la couverture de Los Angeles Café est terminée quasiment. Je vais vous l’envoyer en avant-première dès que j’aurai trouvé un technicien approprié.