Histoires de matelas

Comme je devrais parler d’élections comme tout le monde, je vais commencer par la campagne d’Ikea : Les Français sont fatigués, épuisés (par la campagne électorale ?), ils ont besoin de bons lits, de bonnes couettes assorties et tout ira mieux. Sautant des l’aube, de leurs bons matelas avec leurs ordinateurs portables, les Français iront en chantant créer des entreprises et retrouveront la forme. Alors votez Ikea!

Il y a aussi des statistiques précises. Un Européen sur trois est parait-il conçu dans un lit Ikea-big brother qui doit mettre des mouchards dans ses matelas et suit sa clientéle pas à pas. J’ai personnellement réflechi àla question. Est-ce que j’avais en octobre 1978 un lit Ikea et en novembre 80 et en Juillet 88 ? Eh bien non, je n’avais pas de lit Ikea et puis depuis quand est-on obligé de concevoir ses enfants dans des lits ?

Le candidat Dunlopillo plus frivole  a aussitôt surenchéri sur les murs du métro avec une autre campagne intitulee ‘Lovez-vous’. Une jeune fille rêve en prenant un pot avec un jeune homme qu’on devine beau. A quoi rêvent les jeune filles?

A un matelas Dunlopillo à 399 euros…..mais pas question d’y dormir, c’est un matelas pour ‘lover’  uniquement. Il s’agit sans doute de rattraper le taux de conception de la concurrence. C’est même précisé: les matelas Dunlopillo ne sont pas faits pour dormir, ils sont faits pour “lover”. La maison n’indique pas si elle fournit le partenaire. Donc, il faut deux matelas, un pour dormir et un pour lover. Le lit Ikea reste donc le plus économique, on peut y dormir pour se réveiller en pleine forme, lover et concevoir un enfant.

Ils ne disent pas si la conception d’européens est obligatoire.