29 janvier 2021,

Résumé de l’épisode précédent: Marie, revenue en France pour l’été, retrouve ses enfants pour les vacances et après un tour en Sologne, continue son périple.
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Après le séjour en Sologne, nous partons dans un autre endroit cher à mon coeur, l’hôtel des Sables Blancs en Bretagne. Au départ, c’était juste une crêperie très bien située devant la mer, puis peu à peu les propriétaires l’ont transformée en petit hôtel familial pour habitués sympathiques. Nous envahissons régulièrement ce lieu convivial, avec la famille, les amis, les amis des enfants pour y passer des vacances joyeuses et animées. Nous embarquons toujours avec nous la grande amie d’Adrienne, Laurette, douée d’une capacité de rangement inédite chez ma progéniture, qu’elle n’a malheureusement pas influencée.
Les marées rythment ici les jours, organisés selon les bordées du club de voile et les heures de marée basse où il est bon de taquiner le bouquet. La longue plage des Sables Blancs n’a rien à envier à Zuma Beach et l’eau y est un peu plus chaude grâce à la douceur du Gulf Stream, même si les baignades restent toniques! Nous y faisons également une cure bienfaisante de fruits de mer, de beurre salé et de crêpes succulentes, la spécialité de notre hôtesse, Marine.

Les amis sont nombreux à passer nous voir cette année, car il est plus facile d’aller à Morlaix qu’à LA. Nous arpentons ensemble le chemin des gabelous*, en nous racontant nos vies séparées par un océan et un continent.
Après la baignade et la pêche , on suit pendant quelques kilomètres le sentier des douaniers et on arrive dans un endroit tout à fait extraordinaire, planté au milieu de nulle part qui donne sur la mer jolie. C’est la librairie-café Caplan and co, un endroit magique. Il n’y a là que des livres choisis, dans une ambiance de bistro sympa, on peut y déguster des assiettes grecques comme la patronne, boire des bières du pays en lisant pendant des heures ou jouer au baby foot. Cette étape incontournable de mon coin de Bretagne a fait, à ma grande stupeur, l’objet d’un d’un article dithyrambique dans le Los Angeles Times !

Le soir, en buvant du Pommeau, dans la salle à manger vitrée qui domine la plage, nous regardons le soleil qui n’en finit pas de se glisser dans la mer violine très lentement, pour y mourir enfin tout doucement. C’est le moment où chacun guette le rayon vert. et y va de son explication. Mais dans le grand ouest, le crépuscule n’est pas pressé par les ténèbres. A onze heures du soir, il fait encore jour. Les soirées d’été s’étirent infiniment et les discussions se prolongent jusqu’au bout des nuits étoilées.
Tout serait parfait si j’arrivais à oublier Nour, à l’occulter complètement au moins pour un temps, mais le coeur est têtu. Mille détails me l’évoquent sans cesse. En 2003, on n’écrit pas de sms, on ne jongle pas encore sur Whatsapp, et le téléphone est cher. Comme convenu avant mon départ, je lui envoie juste une carte postale des Sables Blancs, pour qu’il puisse “m’imaginer” en France. La réponse que Marine a posée bien en évidence sur le bar a beaucoup de succès auprès des pensionnaires. Une lettre de Los Angeles, ce n’est pas si courant à la poste de Guimaëc. Je l’engouffre rapidement dans mon sac de plage pour la lire discrètement. C’est une carte de Point Dume, une belle falaise de Californie, au dos de laquelle est juste écrit un texte sibyllin :
دلم برات تنگ شده
Qui comprend le Dari?
*voir mon blog de Juillet 2020: https://blogcafe.video.blog/2020/07/15/le-sentier-des-douaniers/
Coucou Marie,
Quelle belle surprise de te retrouver dans cet hôtel de cette « fin de la terre » que j’aime tant !
Ah ouf ! Nour le retour!
C’était plutôt frustrant de le voir disparaître juste après ce baiser à la Morgan -Gabin oh pardon in English, à la Bacall -Bogart.
Bizh et Kenavo 🍺
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Tu as loupé LA Confidential ?
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Ah j’ai retrouvé LA confidentiel
Je retourne à LA
Bisous
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Coucou Marie,
Oui je ne l’ai pas reçu cet épisode.
Je comprends mieux !!!!!
Merci de me le renvoyer
Je suis impatiente
Bizh
Eve
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